





Silver gelatine negatives, 8″ x10″, 220.
Henri Bergson conçoit le temps non comme une mesure quantitative, telle que la longueur d’une ligne, mais comme une expérience vécue, comparable à la sensation de tracer son doigt le long de cette ligne. La Durée (the line as time) donne corps à cette notion à travers la photographie, le textile et le photogramme ; elle cherche à élucider notre expérience du temps.
L’acte de contempler les nuages, bien que simple, est pourtant chargé de sens. Tandis que nous regardons les nuages changer de forme, nous observons également le passage du temps. Un jour, allongé dans le gazon, j’ai pris mon appareil photo 8×10 chargé de papier photosensible, l’ai posé à mon côté et appuyé sur le déclencheur. Les images créées sont à la fois un négatif et une épreuve finale ; elles agissent comme des empreintes indexicals, des indices matériels de la lumière et du passage du temps
The philosopher Henri Bergson defines time not merely as a quantitative measure, as in the length of a line, but as a lived sensation, akin to the feeling of tracing one’s finger along this line. La Durée (the line as time) embodies this philosophy by using photography, textiles, and photograms to investigate our perception of time.
Cloud gazing may appear simple, yet it is veiled in meaning. As we watch the clouds change shape, we likewise observe the passage of time. One day, lying in the grass, I took my 8×10 camera loaded with light-sensitive paper, laid it down beside me, and pressed the shutter. The resulting images are simultaneously negative and final prints; they serve as indexical records of light and the passage of time.